DESCRIPTIF DU SITE
Les marais de la Seudre représentent un vaste complexe d’anciens marais salants aujourd’hui abandonnés et reconvertis en prairies pâturées, en claires à huîtres et autres marais aquacoles. Certains des habitats présents sont en régression et désignés à ce titre comme milieux prioritaires au niveau européen (flore de vasières notamment les faciès à Obione et Salicornes). Ce secteur constitue par ailleurs une zone de première importance pour la reproduction et l’alimentation de l’avifaune locale ou migratrice.
CONTEXTE PAYSAGER
L’aspect paysager remarquable et la grande originalité du site réside dans la présence des très nombreux bassins des anciennes salines, diversement inondés, soit plus ou moins saumâtres et colonisés par une flore spécifique des milieux salés, soit des marais doux…
SITUATION GEOGRAPHIQUE / ADMINISTRATIVE
Département de la Charente-Maritime
Canton de Marennes
Communauté de Communes du Bassin de Marennes
Commune de Saint-Just / Luzac
STATUTS ET USAGES
ZICO : PC 08 / Ensemble de l’estuaire
ZNIEFF de type II : 590 = Ensemble de l’estuaire
ZNIEFF de type I :43 = Prise de la Gource / Intérêt Faunistique et floristique
160 = Le Jâs Viel / Idem
NATURA 2000 : aucune ZPS n’ayant été désignée au préalable, le site n’a pas été inclus de fait dans la nouvelle désignation du périmètre de la Directive Habitat animée par la DDAF au début de cette année.
SURFACES
Le milieu naturel : L’estuaire de la Seudre qui couvre environ 12 000 ha. Le périmètre d’intervention du CREN : Partie de la commune de St Just - Luzac qui se situe dans l’estuaire de la Seudre soit environ 2500 ha.
DESCRIPTIF
L’intérêt faunistique du site est essentiellement tourné vers l’avifaune. Il existe neuf espèces nicheuses protégées au niveau national ou européen : Gorge-Bleue à miroir, Echasse blanche, Fauvettes paludicoles, Busard cendré, Busards des roseaux, Tadorne de Belon, Herons… Le site sert donc de refuge mais aussi de secteur d’alimentation pour tous les oiseaux d’eau, passereaux et rapaces qu’ils soient sédentaires ou migrateurs. On rencontre aussi d’autres espèces protégées comme la Loutre d’Europe pour les mammifères ou certaines espèces de reptiles comme le Lézard vert, La Vipère aspic ou plusieurs espèces de Couleuvres. L’intérêt floristique est dû à l’imbrication des cortèges végétaux de milieux doux à milieux salés avec des espèces rares au niveau régional et liées à ces milieux particuliers : Trèfle de Micheli, Frankénie hirsute, Armoise maritime, Ache inondée, Renoncule de Baudot, Rupie maritime, Vulpin bulbeux, trèfle résupiné, Trèfle marin…
OBJET DE L’INTERVENTION DU CONSERVATOIRE
Le Conservatoire d’espaces naturels régional est propriétaire de 60 ha 51 sur le Marais de Seudre, dont un ensemble cohérent de près de 25 ha qui devrait constituer un site pilote pour la mise en œuvre d’un programme d’aménagement et de gestion conciliant la conchyliculture et la préservation du patrimoine naturel. Il est le siège d’une activité ostréicole importante (affinage en claire des huîtres de Marennes-Oléron) et d’un élevage extensif bovin sur prairie naturelle. Le CREN est égélement gestion d’environ 100 ha appartenant au Conservatoire du Littoral
OBJECTIFS ET MODALITES DE GESTION
Il n’existe pas de menaces d’intensification agricole sur ces marais, le problème majeur réside dans un phénomène de déprise qui a tendance à s’accélérer actuellement. Pareillement, la conchyliculture traverse une crise d’orientation dans ses modes de production et n’est pas en mesure pour l’instant d’investir dans du foncier en dehors de quelques endroits stratégiques. La menace principale qui pèse est un phénomène de “solognisation” de l’espace, en l’absence de toute réglementation sur le secteur. Une fois en place un tel agencement de l’espace restera difficile à gérer, les divers utilisateurs n’ayant pas les mêmes buts. Il faut donc éviter que le territoire change d’affectation et d’utilisation. Le CREN devient un bailleur de terrains aux professionnels pour que les pratiques en place subsistent.
Objectifs :
Le Conservatoire doit définir des modes de gestion compatibles avec les objectifs environnementaux, dictés par le milieu. La recherche scientifique et technique s’est surtout attachée jusqu’à présent à préserver la qualité des eaux. Il s’agit maintenant de prendre en compte le milieu dans sa globalité en associant à la réflexion la profession conchylicole et les organismes de recherche. Ceci a permis d’établir un cahier des charges de gestion, et d’orienter les choix dans la restructuration foncière et l’affectation des parcelles.
Modalités :
Le but du Conservatoire est d’acquérir les terrains qui font l’objet de transactions foncières autres que professionnelles ou déguisées. Les terrains, une fois acquis, sont proposés à des professionnels de l’agriculture ou de l’aquaculture selon leur vocation. Il se peut que certains de ces terrains anciennement utilisés par l’ostréiculture n’intéressent pas les professionnels. Dans ce cas ils seront laissés à un certain état de nature ; en effet les terrains a forte sodicité évoluent très lentement et nécessitent peu voire pas d’intervention de gestion à court et moyen terme. Ils restent d’excellents milieux pour la faune et la flore. Cependant des aménagements pour inciter leur reconquête par la profession peuvent être envisagés.
Partenariats de gestion :
Commune de Saint Just Luzac
Communauté de Communes de Marennes
Chambre d’Agriculture
ADASEA
Centre Régional d’Etude et d’Expérimentation Aquacole
Section Régionale Conchylicole
Conservatoire du Littoral
Association Communale de Chasse Agrée
Coordonnées Antenne Charente-maritime





