Quand la pierre a rendez-vous avec l’Histoire …
Le calcaire de la vallée d’Ensoulesse (vieux de 160 millions d’années) a marqué l’histoire du patrimoine bâti local, grâce à l’extraction qui en a été faite à partir du 18ème siècle. On retrouve sa trace un peu partout localement mais également dans des ouvrages d’art… plus lointains.
Pour témoin le Zouave du Pont de l’Alma à Paris aurait été sculpté dans la roche d’Ensoulesse.
Mais entre vérité et rumeur…
qui croire ?!!
Une friche industrielle … au bord d’une rivière invisible !
Le paysage actuel est fortement marqué par les cicatrices de l’extraction de la pierre : fronts de taille, tas de remblais, fosses…
La petite vallée d’Ensoulesse serpente le long de coteaux calcaires et de bois.
La rivière, jadis aérienne, s’est enfoncée dans le calcaire et coule désormais dans de multiples cheminements souterrains, invisibles à vos yeux.
Aujourd’hui, l’agriculture moderne occupe le fond et le plateau, laissant à la nature les coteaux. Parfois, lors de crues exceptionnelles, l’eau sourd en fond de vallée et redonne son visage aquatique au site… pour quelques heures !
Le Conservatoire préserve les pelouses
Le Conservatoire restaure et gère les habitats de pelouses sèches du site. Cette gestion est faite en concertation avec les acteurs locaux et tient compte de la complexité géographique, écologique et culturelle du site.
Fauche avec exportation, enclos de pâturage, débroussaillage, panneaux d’information,… sont réalisés conformément au document de gestion.
Ces aménagements sont effectués pour pérenniser le travail des exploitants et pour augmenter la richesse des milieux et la capacité d’accueil d’espèces patrimoniales.
La gestion est évaluée en collaboration avec les scientifiques et les naturalistes, avec par exemple des opérations de suivis d’oiseaux et d’insectes.
Un patrimoine naturel remarquable
Aux portes de l’agglomération poitevine, ces coteaux calcaires abritent des pelouses sèches. La pente, la roche calcaire, l’orientation et le climat permettent à des espèces d’influence méditerranéenne de se développer. Longtemps entretenus par les activités pastorales, ces milieux ras et ouverts ont tendance à se boiser.
Des espèces thermophiles
Dans ces pelouses sèches, la Seslérie bleutée côtoie l’Astragalle de Montpellier dans un chatoiement de couleurs. Elles sont peut-être les plantes les plus remarquables parmi les 200 espèces qu’abrite le site.
Lovée au soleil sur les rochers, la discrète Coronelle lisse (serpent) observe la danse aérienne du rare Ascalaphe de Montpellier ou de l’Argus bleu (insectes).
Tendez l’oreille : au loin, résonnent les chants de l’Hypolaïs polyglotte, du Rossignol, de la Huppe, véritables témoins de l’enfrichement du site. Mais, dès que le milieu s’ouvre, c’est la Perdrix rouge, le Bruant proyer, le Bruant zizi et l’Alouette des champs qui prennent le relais.





