La plaine d’Aunis appartient au bassin d’emploi de La Rochelle.
Cette petite zone, avec près de 200 000 habitants est la plus urbanisée de la région. Elle constitue bien sûr un des principaux pôles de population de l’arc de peuplement de la région Poitou-Charentes. La population, jeune, y est en forte croissance. L’activité y est essentiellement tertiaire. La Rochelle est la deuxième zone tertiaire de la région après celle de Poitiers pour la part d’emploi dans ce secteur. Deux actifs sur trois y travaillent. Les autres secteurs d’activité, l’agriculture, l’industrie, le bâtiment, sont très peu développés et perdent des effectifs. Au total, la zone de La Rochelle compte en 1990 près de 70 000 actifs, soit le deuxième effectif après celui de la zone de Poitiers.
Cet espace se structure autour d’un unique grand pôle d’emploi : l’agglomération de La Rochelle qui rassemble les plus grands établissements employeurs de la zone. Les déplacements domicile - lieu de travail sont donc nombreux, près d’un actif sur deux quittant son canton de domicile pour rejoindre son emploi. Ainsi, plus de 10 000 personnes retrouvent chaque jour leur emploi dans la commune-centre de La Rochelle. Elles arrivent le plus souvent des communes limitrophes, mais aussi des cantons plus éloignés de Courçon et d’Aigrefeuille d’Aunis. Seul le canton de Surgères donne à ses habitants un nombre important d’emplois sur place. La ville de La Rochelle exerce son influence jusqu’à la zone d’emploi voisine de Saintonge maritime. En sens inverse, peu d’actifs quittent la zone pour rejoindre un emploi extérieur sauf précisément pour aller en Saintonge maritime.
L’extension problématique des espaces résidentiels périurbains se pose de façon sensible sur les franges de l’agglomération : la ceinture périurbaine concentre la croissance démographique au détriment de la ville-centre qui perd des habitants. Les implications sont fortes pour l’évolution du paysage et pour le fonctionnement de l’espace, en particulier aux sorties de ville, le long de la RN 137 vers Rochefort au sud et de l’A 810 vers Niort, où l’éparpillement des établissements industriels ou commerciaux est de plus en plus sensible. Cette évolution doit certainement faire l’objet d’une réflexion : un paysage industriel dont l’identité a été pensée et dont l’emprise spatiale a été délimitée est certainement préférable à la formation d’un paysage industriel spontané, obéissant aux seuls impératifs économiques, et dont la tendance naturelle est de se diluer sur des territoires au détriment de leur identité. Cette nécessité d’un aménagement paysager et spatial pensé, concerne également les communes périurbaines de l’agglomération de La Rochelle. La densification des espaces résidentiels périurbains et l’avancée du front périurbain doivent être accompagnées d’un projet d’aménagement paysager et spatial visant à limiter là encore, la dilution et un étalement résidentiels exagérés, sans cohésion et donc sans identité.
Pour renvoi à un texte général commun aux fiches d’entités paysagères de la Charente-Maritime Le texte initial a exploité comme sources : AGRESTE - Recensements agricoles 1970 et 1988, Enquête structure 1995, Statistique agricole annuelle 1996. Lien vers observatoire de l’agriculture ?
De nombreuses communes situées sur une large couronne autour de La Rochelle voient leur population évoluer notablement, le phénomène touche presque toute la moitié ouest du secteur. Une évolution forte a lieu sur les communes de Bourgneuf, Clavette, Esnande, Montroy, Puilboreau, Saint-Ouen-d’Aunis, Saint-Rogatien, Saint-Vivien. Une évolution notable a lieu sur les communes d’Andilly, Angliers, Bouhet, Croix-Chapeau, La Jarne, La Jarrie, Périgny, Saint-Médard-d’Aunis, Sainte-Soule, Saint-Xandre, Salles-sur-mer, Vérines, Virson.
Dans l’openfield, la corrélation avec la pollution des nappes par les nitrates et les phosphates est assez forte. On note des taux qui excèdent les normes de consommation humaine (50 mg/l). On peut prévoir que ce type de production sera remis en cause par les politiques agricoles à venir, notamment dans les plaines qui nécessitent une irrigation (pompage et arrosage) à partir des nappes peu profondes (moins de 50 mètres) du pourtour des grandes zones humides côtières. Les forêts et îlots boisés de plus de 300 ha ont une taille qui permet l’instauration de phénomène de lisière et l’existence d’une faune forestière dont on peut se soucier de l’avenir. Les lisières forestières offrent un habitat aux plantes et animaux, elles relient la forêt et les terrains ouverts et marquent le paysage d’une manière considérable. Ce sont des habitats importants pour un grand nombre de plantes et d’animaux. Elles offrent nourriture, abris pour la protection contre les prédateurs, lieux de nidification et de couvaison pour l’élevage des petits. Elles représentent souvent le dernier refuge et le dernier endroit de survie pour des espèces évincées des cultures intensives et, de ce fait, menacées. Les lisières dans lesquelles forêt et terrains ouverts sont étroitement imbriqués et qui offrent une grande variété de niches écologiques, constituent un lien important entre les habitats. Elles forment, dans une certaine mesure, des ponts entre la forêt et les derniers éléments naturels subsistant en terrain ouvert. De plus, de part la grande variété de types d’habitats qu’elle offre, la lisière est souvent plus riche en espèce de plantes et d’animaux que les milieux qu’elle relie. Les surfaces boisées ont des propriétés quant à la préservation des ressources en eau. Généralement, les zones boisées sont assez bien protégées (code rural, autorisation de défrichement) ; cependant, les milieux naturels les plus remarquables par leur flore et leur faune ne sont généralement pas situés dans les espaces boisés, surtout si la production de bois est intense.
Renvoi à d’autres données du SIR : Pays, Communauté de Communes, Syndicats intercommunaux, Communauté d’Agglomération...