En tant que paysage particulièrement emblématique et sensible de la région, chaque vallée justifierait un plan de paysage, consécutif à un diagnostic, élaboré sur les pistes suivantes. Prise en compte des relations des villes avec leur site de vallée dans les documents d’urbanisme : la situation de la plupart des localités dans un site de vallée milite pour une approche paysagère sérieuse du développement urbain et sa traduction dans les documents d’urbanisme. Notamment, la question du rapport du front urbain et des parcours dans le fond de vallée (mitage et privatisation du fond de vallée), du franchissement du site initial au-delà du rebord de plateau (mitage de l’horizon) et en relation avec les méandres de l’espace de vallée méritent une attention précise. Maintien des ruptures d’urbanisation dans le « déroulement » des paysages.
Aborder les paysages de vallée site par site, y compris de petites scènes, comme par exemple :- les tronçons au droit des franchissements routiers (aménagement de « scènes paysagères » autorisant une vision globale) ;- le patrimoine (les fabriques) et son environnement paysager peuvent être abordés ensemble : restauration du patrimoine (pont, moulin, digue…) et mise en scène concomitante de ses relations avec le paysage de vallée : dégagement de fenêtres, position de points de vue…- le contact de la vallée avec les agglomérations : promenades publiques, dégagements visuels sur les belles scènes, aménagements d’intégration des éléments nouveaux, composition paysagère des lieux de loisir (campings, sites de pêche)…- les sites « naturels » : mise en scène paysagère de l’accessibilité, des parcours, des scènes … à l’instar du site du rocher branlant qui constitue un assez bon exemple ;- repérage et mise en scène des plus beaux motifs de falaises ;- mise en scène paysagère des sites sportifs : sites d’escalade, de mise à l’eau, aménagement des stationnements, des accès…- mettre en place l’accessibilité : acquisition et entretien de chemins, en liaison notamment avec les centres urbanisés, et traitement paysager de scènes et de fenêtres, notamment pour la vallée de l’Argenton,- améliorer la lisibilité : repérage et mise en scène de « points de vue routiers », depuis les parcours sur le haut des coteaux, et dans l’espace même des vallées.
Mise en place d’une gestion spécifique des terres. La valeur potentielle paysagère et botanique peut motiver une gestion de sols dégagés, de prairies de fonds et de coteaux.
Diffusion des « tableaux » proposés et mis en scène de sorte à les inscrire dans la mémoire collective et porter les objectifs de gestion (dépliants, livres de photos).Mise en place de circuits de loisirs et touristiques tirant parti des avantages des vallées (balades à pied, à cheval, haltes, guides…)Plan d’actions d’aménagement et d’entretien lié à un parcours : route touristique, GR…
En améliorant l’identité spécifique, la lisibilité et l’accessibilité des vallées, serait également renforcée la qualité de contraste avec les régions environnantes (le bocage et la plaine), contraste qui contribue fortement à la qualité des paysages régionaux.
Outside architectes-paysagistes, Michel COLLIN, Catherine AUBEL, Caroline BIGOT, paysagistes dplg Conservatoire d’espaces naturels de Poitou-Charentes, Jean-Philippe MINIER, paysagiste dplg