Les qualités « pittoresques » des vallées et l’importance des populations qui les fréquentent (habitants et visiteurs) leur donnent un degré supérieur de valeur paysagère… en particulier, elles seules permettent d’envisager les territoires comme des tableaux, présentant un étagement d’éléments vers le ciel : il n’y a pas d’horizon de montagne dans la région, mais il peut y avoir des coteaux qui se découpent sur le ciel. Le potentiel est donc énorme, et sans être spécifiquement menacé, reste surtout encore latent. Les vallées détiennent des trésors, encore à découvrir, par l’accessibilité et la lisibilité. Les faiblesses proviennent de la présence de la végétation ou d’autres éléments, venant briser la continuité de lecture des divers éléments ou d’un manque de composition des éléments nouveaux (nouveaux quartiers, voies, équipements…) avec le paysage de vallée. Elles viennent aussi d’une insuffisance d’accessibilité, et de la rareté des visions d’ensemble. Mais les principales menaces viennent de défauts d’articulation des évolutions avec les sites où ils ont lieu. Dans le cas du Thouet, la présence du chemin de Grande Randonnée, celle de nombreux habitants, appellent une certaine qualité des promenades.
Evolution peu marquée de la population des agglomérations, plutôt stables dans ce secteur. Végétation en forte mutation : abandon des terres des coteaux, des prairies aux flancs et en fonds de vallée, développement des friches, des bois, et des peupleraies.
Tirer parti des qualités potentielles des vallées pour le cadre de vie des agglomérations, et d’une meilleure valorisation touristique « diffuse », sans forcément faire appel à une énorme infrastructure : chaque vallée représente un attrait touristique majeur dans la perspective du tourisme vert.