Les vallées du Clain et de ses affluents appartiennent au bassin d’emploi de Poitiers. L’agglomération de Poitiers est la zone la plus peuplée de la région avec 212.000 habitants. La population y est jeune et en forte croissance, grâce à la fois aux mouvements naturels et migratoires. Cette zone, siège du centre hospitalier régional, de l’université, des administrations, est une zone d’activités essentiellement tertiaires. Ici, 71 % des emplois appartiennent à ce secteur contre 60 % pour l’ensemble de la région. Ce sont les services qui sont très développés, au détriment du commerce qui est moins représenté qu’en région. L’activité commerciale perd même des emplois sur la période 1982 - 1990, alors que sur l’ensemble de la région elle est en croissance. L’industrie, peu présente, est très diversifiée. Ses trois premiers secteurs : la fabrication de pièces pour l’automobile et pour l’industrie et la fabrication de pneumatiques, regroupent seulement 25 % des emplois industriels contre près de 60 % dans des zones à industries très spécifiques telles que Cognac ou Montmorillon. La zone compte près de 85.000 actifs, c’est le premier effectif parmi les zones d’emploi de la région. L’intensité des départs de la zone vers le reste de la France est moyenne dans l’ensemble de la population, un peu plus forte si on se limite aux seuls actifs. Les départs sont nombreux parmi les cadres. L’emploi de l’agglomération est géographiquement très concentré. Il est essentiellement localisé sur la ville de Poitiers et sur quelques communes limitrophes. Ainsi, 71 % des déplacements inter-cantonaux de la zone, soit 21.000 personnes, se font vers la commune-centre. Seuls trois cantons : Mirebeau, Lusignan et Couhé, aux extrémités nord et sud de la zone subissent moins l’attraction de la capitale régionale. Ici, les nombres d’emplois et d’actifs résidants sont à peu près équivalents. La zone d’emploi délimite un bassin d’emploi bien fermé puisque 93 % des actifs occupés résident et travaillent dans la zone. Elle exerce aussi son influence sur les zones voisines de Châtellerault et Montmorillon.Comme pour les autres agglomérations de la région, c’est la ceinture périurbaine, très étalée, qui concentre la croissance démographique et économique, au détriment de la ville-centre. Les implications sont fortes pour l’évolution du paysage et le fonctionnement de l’espace, en particulier aux sorties de ville le long des principales voies de communication où l’éparpillement des établissements industriels ou commerciaux est de plus en plus sensible : le long de la RN 11 vers Niort à l’ouest et surtout le long de la RN 10, au sud en direction d’Angoulême et au nord, vers le Futuroscope et Châtellerault. Cette évolution doit certainement faire l’objet d’une réflexion : un paysage industriel dont l’identité a été pensée et dont l’emprise spatiale a été délimitée est certainement préférable à la formation d’un paysage industriel spontané, obéissant aux seuls impératifs économiques et dont la tendance naturelle est de se diluer sur des territoires au détriment de leur identité. Cette nécessité d’un aménagement paysager et spatial pensé, concerne également les communes périurbaines de l’agglomération de Poitiers. La densification des espaces résidentiels périurbains et l’avancée du front périurbain sur des terres autrefois agricoles doivent être accompagnées d’un projet d’aménagement paysager et spatial visant à limiter là encore, la dilution et un étalement résidentiels exagérés, sans cohésion et donc sans identité.
Consulter les données agricoles (ex. AGRESTE - Recensements agricoles)
Evolutions liées à la gestion de l’eau- rectification et recalibrage des cours d’eau, élimination de la végétation de rive ;