L’occupation humaine de ce secteur est très ancienne. A Bougon se trouve un site préhistorique comprenant une nécropole mégalithique, et à Avon, le dolmen dit « Pierre Avon » était observé jusqu’en 1840 et des vestiges préhistoriques avaient été mis au jour. Les cinq tumulus de Bougon, sépultures monumentales de pierre et de terre de forme allongée ou circulaire, dont certaines remontent à 4 700ans avant J.-C., soit 2 000 ans avant les Pyramides d’Egypte, constituent l’une des plus anciennes architectures funéraires connues dans le monde. Ces constructions mégalithiques sont l’œuvre de sociétés néolithiques qui vivaient dans des villages environnants dont les habitations n’ont laissé que fort peu de traces. Plus récemment, en comparant les cartes IGN au 1/25 000 de 1963 et 1996, nous remarquons que le maillage bocager entre Bougon, Avon et Exoudun a peu changé, tout comme la répartition de l’habitat. En revanche, le réseau de chemins de terre accompagné de haies a diminué. Il est moins dense et moins de haies l’accompagnent. Les territoires au nord (Pamproux) et au sud (Chenay et Saint-Sauvant) ont beaucoup changé avec les remembrements, le bocage dense a laissé place aux grandes parcelles de culture céréalière. Ceci explique une limite du secteur très marquée au nord du camp militaire et aussi au sud en contact avec Chenay et Saint-Sauvant. En 1956, l’Etat acquiert les 2/3 de la commune d’Avon pour l’ENSOA et installe un terrain militaire. L’accès au site est alors interdit et en 1979, un droit de pacage et de récolte des herbages est accordé au groupement de communes sur lesquelles s’est installé le camp. Ceci explique la stabilité relative du paysage du terrain militaire. De plus, aucun remembrement n’avait été réalisé avant la création du camp ni après. Le remembrement des communes de Bougon, Exoudun et la partie sud d’Avon se termine en 1998. Renseignements obtenus auprès de la DDAF de Niort (Monsieur Augustin Michel chargé du remembrement des trois communes). En août 1988, la totalité du terrain militaire d’Avon a été classé en ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) et sa gestion est contrôlée par une convention tenant compte à la fois de la nécessité de protéger les richesses écologiques du milieu et des contraintes d’utilisation militaire.
Cf. données relatives au bassin d’emploi du Sud-Deux-Sèvres.
Cf. AGRESTE, recensements agricoles (enquêtes et statistiques).
L’évolution de la friche, du pâturage et du fauchage influence les milieux, leur faune et leur flore. L’activité agricole du terrain militaire est contrôlée les autorités militaires qui passent un accord avec les agriculteurs. Ces derniers ont contractualisés leurs surfaces exploitées au titre de l’OLAE et s’engagent ainsi à respecter des cahiers des charges adaptés à la préservation des habitats d’intérêt écologique. La continuité de ces mesures sera à assurer dans le cadre des CTE. Le Conservatoire d’espaces naturels du Poitou-Charentes, dans le cadre de la convention passée avec le Ministère de la Défense, conseille les autorités militaires et les exploitants agricoles pour la gestion environnementale et paysagère du camp.