Mystérieuses et enveloppantes...

Une bruyère aux multiples usages...
La Bruyère à balai ou « Brande » est bien connue. Ses tiges ont longtemps été utilisées, entre autres, pour réaliser des balais lui conférant son nom.
La plante a également servi à réaliser des toitures pour les bergeries et étables, des drains de faible profondeur et de combustible pour « enchauffer » les fours à pain. Dans les temps difficiles, elle servait également de litière. Aujourd’hui, l’usage le plus connu, est la réalisation de palissades pour les équipements touristiques et individuels. Mais elle sert aussi à filtrer les fumées d’usines d’équarrissage grâce à ses constituants particuliers.
Les terres de « brandes »... une agronomie délicate
Issues d’un bassin laguno-marin (vers -70 millions d’années) et de l’érosion du Massif Central, les terres de brandes sont reconnues pour être sévères. Soumises à une forte capacité de rétention de l’eau l’hiver et à une faible réserve l’été, elles mettent à rude épreuve les plantes qui s’y développent. Les agronomes ont donc désigné, par le nom de « terres de brandes », les sols autour de Montmorillon.

Cette zone géographique est tournée vers l’élevage ovin et bovin extensif. Les innovations technologiques lui ont permis une récente évolution vers la polyculture élevage et une meilleure valorisation économique des agro-systèmes.
L’enjeu d’aujourd’hui est de concilier ce développement agricole et la préservation du formidable patrimoine naturel, que sont les landes et prairies naturelles.
Interventions du Conservatoire
Depuis 2001, le Conservatoire d’espaces naturels de Poitou-Charentes et l’ensemble des acteurs locaux s’impliquent dans la préservation des derniers espaces de brandes du Poitou-Charentes. En partenariat avec des propriétaires

En effet, la Fauvette pitchou, l’Engoulevent d’Europe et le Busard Saint-Martin trouvent alors la quiétude et les habitats nécessaires à leur nidification. Le Glaïeul d’Illyrie et la Phalangère à fleur de lys y fleurissent chaque année grâce à la gestion adéquate du site.
Un sentier d’interprétation vous présente à partir d’un observatoire à faune, l’histoire, les spécificités, le paysage, la faune et la flore de ce patrimoine naturel exceptionnel en France.
Je te fauche, tu me brûles, il me coupe... nous gérons !!!

Broyage, fauche avec exportation, brûlis dirigé et pâturage sont les principales techniques de rajeunissement des landes. Leur choix par le gestionnaire dépend du type de lande, du degré de vieillissement et de la topographie.
Un patrimoine naturel digne des monuments historiques
Près de 80 000 hectares de brandes recouvraient le Lussacois-Montmorillonnais à la fin du XIXème siècle. Aujourd’hui en Vienne, il n’en reste qu’environ 5 000 hectares, dispersés en petits lambeaux. L’un des plus gros massifs est celui des Brandes de Montmorillon composé du terrain militaire de Montmorillon et des landes de Sainte-Marie, représentant à lui seul 1 200 hectares !


